• Nathalie DUPONT

Conte d'une Babouchka

Mis à jour : 22 mai 2019


Voici le secret du bonheur d'une babouchka avec sa soupe aux cailloux...


Dans la paix du coeur,

Nathalie Dupont



Le secret du bonheur


Dans la froide Sibérie, vivait une vieille Babouchka qui connaissait le secret du bonheur. Le plus clair de son temps, elle le passait à aller de village en village pour transmettre ce secret à tous ceux qui voulaient bien l'écouter.

Durant l'été, la vieille babouchka traverse un village inconnu. Il se fait tard et elle cherche un lit pour passer la nuit. Mais toutes les portes auxquelles elle frappe, restent closes. « Hum ! Ces gens ne savent pas être heureux ! Voilà un endroit pour moi ! Il est temps de leur transmettre mon secret ! ».


La vieille babouchka ramasse du petit bois, allume un feu, remplit sa gamelle d'eau au puits et la place sur le feu. Non loin d'elle, un enfant la regarde. « Que fais-tu ? » demande le petit garçon. « Je fais une soupe aux cailloux. D'ailleurs, j'aurais besoin de trois grosses pierres rondes. Sais-tu où je peux en trouver ? ». L'enfant file en courant chercher les trois pierres et les lui tend. « C'est parfait ! Ces pierres feront une excellente soupe ! Quel dommage que ma gamelle soit si petite...Je ne pourrais pas faire beaucoup de soupe ! » soupire la babouchka. Ma mère a une grosse marmite ! Je vais lui emprunter ». « Mais où vas-tu avec ma marmite ? » lui demande se mère étonnée. « C'est pour la babouchka sur la place du village : elle fait une soupe aux cailloux». La mère s'étonne : « une soupe aux cailloux ? Je voudrais bien voir ça ! » Et elle accompagne son fils. Au passage, elle rencontre la voisine : « si, si, une soupe aux cailloux ! C'est ce qu'elle a dit au petit ! » Et la voisine vient aussi. Et ainsi de maison en maison, passe l'information. Et c'est l'ensemble des villageois qui se retrouvent autour de la babouchka qui s'affaire.




« Évidemment, précise la babouchka, cette soupe est meilleure avec du sel et du poivre...mais je n'en ai pas ! », « Mais moi, si » répond un villageois qui retourne chercher les précieux ingrédients. La babouchka goûte la soupe avec ravissement et elle ajoute « la dernière fois que j'ai fait cette soupe avec des pierres de cette forme, j'avais rajouté quelques carottes.

C'était délicieux ! ». « Attendez, s'écrie la voisine, il me semble bien qu'il m'en reste quelques-unes ! Je vais voir... ».


Quelques instants plus tard, elle revient avec un panier de carottes « j'avais aussi ces deux choux... » « c'est parfait ! » dit la babouchka qui s'empresse de jeter les légumes dans la marmite. « Quel dommage que je n'aie pas d'oignons ! Ce serait si bon » soupire la babouchka. « Oh mais j'en ai » s'exclame un fermier. Ni une ni deux, les oignons rejoignent la soupe. « Moi, j'ai du lard, ça irait ? », « bien sûr ! » répond la babouchka. « Et moi des tomates et des poireaux »...





Petit à petit, chacun a à cœur de compléter la soupe. Une délicieuse odeur s'échappe de la marmite. « La soupe est prête » déclare la babouchka. La table est vite montée, on apporte du pain, du vin, des assiettes. En un tour de main, le festin est partagé. De mémoire de paysan, jamais on n'avait vu ça au village. Les chants et les danses se prolongent jusqu'à tard dans la nuit. Encore une fois la vieille babouchka a transmis son secret du bonheur.



Voir Méditation pour l'eau

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